Ressource du cabinet

Schémas de procédure

Le chemin d’un recours, étape par étape : ce qui déclenche le délai, devant quelle juridiction on va, où la situation bifurque, et ce qui se passe à chaque issue. Ce sont les schémas de l’application du cabinet.

Garde à vue et pénal

Le déroulement d'une garde à vueCe qui vous est dû à chaque étape, et jusqu'où la mesure peut aller.
  • Placement en garde à vue

    Vos droits doivent vous être notifiés immédiatement : vous taire, un avocat, prévenir un proche et votre employeur, un examen médical, un interprète.

  • Les vingt-quatre premières heures

    L'avocat peut intervenir dès le début, consulter le procès-verbal de notification, les certificats médicaux et les procès-verbaux d'audition.

    24 heures
  • Prolongation ?

    Elle suppose une autorisation écrite du procureur et une peine encourue d'au moins un an d'emprisonnement.

    prolongée
    • Vingt-quatre heures de plus

      Des régimes particuliers permettent des durées plus longues.

      24 heures
    • À l'issue de la mesure
    non prolongée
    • À l'issue de la mesure
  • Libération

    Sans poursuite immédiate, ou avec une convocation ultérieure.

  • Déferrement devant le procureur

    Comparution immédiate, ouverture d'une information, ou autre orientation. L'assistance d'un avocat devient décisive.

Articles 63 et 63-1 du code de procédure pénale

Le parcours d'un dossier pénalDe la plainte au jugement : qui décide, à quel moment, et ce que vous pouvez faire.
  • Plainte ou constatation

    Par la victime, ou directement par les services d'enquête.

  • Enquête

    De flagrance si les faits viennent d'être commis, préliminaire sinon. C'est le cadre dans lequel intervient la garde à vue.

  • Le procureur décide de la suite

    Il apprécie l'opportunité des poursuites. Quatre voies s'offrent à lui.

    classement
    • Classement sans suite

      La victime peut saisir le procureur général, ou porter plainte avec constitution de partie civile devant le juge d'instruction.

    alternative
    • Composition pénale, médiation, rappel à la loi

      L'exécution éteint l'action publique — mais la composition pénale s'inscrit au casier.

    instruction
    • Juge d'instruction

      Obligatoire en matière criminelle. Il instruit à charge et à décharge ; l'avocat accède au dossier et peut demander des actes.

    • Ordonnance de renvoi ou non-lieu
    poursuite directe
    • Convocation, citation directe ou comparution immédiate

      En comparution immédiate, vous pouvez être jugé le jour même — ou demander un délai pour préparer votre défense.

  • Jugement

    Tribunal de police pour les contraventions, tribunal correctionnel pour les délits, cour criminelle départementale ou cour d'assises pour les crimes.

  • Appel

    Dix jours à compter du prononcé pour un jugement contradictoire. Passé ce délai, la condamnation est définitive.

Art. 40 à 41-2, 79-80, 390 à 397-6 et 498 du code de procédure pénale

L'instructionQuand un juge d'instruction est saisi, la procédure change de nature — et l'avocat accède au dossier.
  • Ouverture de l'information

    Sur réquisitoire du parquet, ou sur plainte avec constitution de partie civile. Elle est obligatoire en matière criminelle.

  • Le juge d'instruction

    Il instruit à charge et à décharge, et ne juge pas.

  • Votre statut
    mis en examen
    • Indices graves ou concordants

      L'avocat accède au dossier. C'est le statut le plus exposé, mais aussi celui qui ouvre le plus de droits.

    témoin assisté
    • Statut plus protecteur

      Pas de contrôle judiciaire, pas de détention provisoire possible.

    partie civile
    • La victime participe à la procédure

      Elle peut demander des actes et former des recours.

  • Les actes

    Auditions, expertises, perquisitions, confrontations.

  • La défense agit

    Demandes d'actes, requêtes en nullité, appels devant la chambre de l'instruction. C'est là que se joue une grande partie du dossier.

  • Liberté, contrôle judiciaire ou détention provisoire

    Décidée par le juge des libertés et de la détention, saisi par le juge d'instruction.

  • Avis de fin d'information
    non-lieu
    • La poursuite s'arrête
    renvoi
    • Renvoi devant le tribunal correctionnel, ou mise en accusation devant la cour criminelle ou la cour d'assises

Art. 79 à 175 du code de procédure pénale

Le procès criminelCour criminelle départementale ou cour d'assises : la composition n'est pas la même.
  • Un crime est reproché
  • Instruction obligatoire

    Aucun crime n'est jugé sans information judiciaire préalable.

  • Mise en accusation
  • Devant quelle juridiction
    15 à 20 ans, hors récidive
    • Cour criminelle départementale

      Cinq magistrats professionnels, sans jury populaire.

    les plus graves, ou récidive
    • Cour d'assises

      Trois magistrats et six jurés tirés au sort.

  • La décision
    acquittement
    • Acquittement
    condamnation
    • Condamnation

      Appel dans les dix jours ; la cour d'assises d'appel siège avec neuf jurés.

  • Pourvoi en cassation

    Cinq jours.

    5 jours

Art. 181 et suivants, 380-1 et 568 du code de procédure pénale

Quel juge pénal, et jusqu'oùLa gravité des faits commande le tribunal, sa composition et la voie de recours.
  • Qualification des faits

    C'est elle qui détermine tout le reste.

  • Contravention, délit ou crime ?
    contravention
    • Tribunal de police

      Un juge unique. Amende et peines complémentaires, jamais d'emprisonnement.

    délit
    • Tribunal correctionnel

      Trois juges, ou un juge unique pour certains délits. Emprisonnement jusqu'à dix ans, vingt en récidive.

    crime
    • Cour criminelle départementale ou cour d'assises

      La cour criminelle départementale juge les crimes punis de quinze à vingt ans hors récidive, sans jury. La cour d'assises siège avec trois magistrats et six jurés.

  • Appel

    Dix jours à compter du prononcé d'un jugement contradictoire.

    10 jours
  • Chambre des appels correctionnels, ou autre cour d'assises
  • Pourvoi en cassation

    La Cour de cassation ne rejuge pas les faits : elle contrôle l'application du droit.

Art. 111-1 du code pénal ; art. 498 du code de procédure pénale

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Travail

Contester un licenciementDouze mois, et non deux ans — c'est l'erreur la plus fréquente.
  • Notification du licenciement

    Le délai court à compter de cette notification.

    12 mois
  • Conseil de prud'hommes

    L'avocat est facultatif en première instance. La saisine coûte 50 € depuis le 1er mars 2026.

  • Bureau de conciliation et d'orientation

    Une tentative de conciliation précède le jugement.

  • Issue de la conciliation
    accord
    • Procès-verbal de conciliation

      L'accord met fin au litige.

    désaccord
    • Bureau de jugement1 mois
    • Cour d'appel

      L'avocat y devient obligatoire.

Article L. 1471-1 du code du travail

Le déroulement devant les prud'hommesUne juridiction paritaire : des juges élus, employeurs et salariés.
  • Saisine du conseil de prud'hommes

    Par requête. L'avocat n'est pas obligatoire, mais le dossier se gagne sur les pièces.

  • Bureau de conciliation et d'orientation

    Deux conseillers, un employeur et un salarié. Il tente la conciliation et peut ordonner des mesures provisoires — remise de documents, provision sur salaire.

  • Accord trouvé ?
    oui
    • Procès-verbal de conciliation

      Il met fin au litige et vaut titre exécutoire.

    non
    • Bureau de jugement

      Quatre conseillers, à parité. En cas de partage des voix, l'affaire est renvoyée devant un juge départiteur, magistrat professionnel.

    • Jugement
  • Appel

    Un mois à compter de la notification. En dessous du taux de dernier ressort, seul le pourvoi est ouvert.

    1 mois
  • Chambre sociale de la cour d'appel

Art. L. 1454-1 et suivants du code du travail

L'aide juridictionnelleL'État peut prendre en charge tout ou partie des honoraires.
  • Votre demande
  • Vos ressources

    Celles du foyer, sur l'année de référence. Votre patrimoine est aussi examiné.

  • Votre situation familiale

    Le plafond augmente avec les personnes à charge.

  • Le bureau d'aide juridictionnelle
  • La décision
    totale
    • Prise en charge totale

      L'État règle les honoraires de l'avocat.

    partielle
    • Prise en charge partielle

      Une part reste à votre charge.

    refus
    • Refus

      Un recours est possible contre la décision.

Loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 — barèmes non reproduits, voir le simulateur officiel

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Étrangers

L'ANEF : vos démarches de séjour en ligneAdministration numérique pour les étrangers en France — à ne pas confondre avec l'ANTS.
  • Votre démarche

    Validation d'un visa de long séjour, demande ou renouvellement de certains titres de séjour, document de voyage, autorisation de travail, changement d'adresse, et demande de naturalisation.

  • Création du compte sur l'ANEF

    administration-etrangers-en-france.interieur.gouv.fr. Pour les démarches concernées, il n'est plus nécessaire de prendre rendez-vous en préfecture pour déposer le dossier.

  • Dépôt du dossier et des pièces

    Conservez une copie de tout ce que vous déposez, ainsi que les accusés de dépôt : ils prouvent la date de votre demande.

  • Instruction par la préfecture

    Un document de séjour provisoire peut être délivré dans l'ANEF pendant l'instruction — il vaut justificatif de votre situation.

  • La décision
    accord
    • Titre délivré

      Les modalités de remise vous sont indiquées dans votre espace.

    refus
    • Refus, parfois assorti d'une OQTF

      Piège majeur : un refus de titre accompagné d'une OQTF fait tomber le délai de deux mois du droit commun. Le délai devient celui de l'OQTF — regardez la décision immédiatement.

    • Le recours

      La naturalisation suit une voie à part : recours préalable obligatoire devant le ministre dans les deux mois, puis tribunal administratif de Nantes, seul compétent pour toute la France. Une demande déposée par téléservice impose d'emprunter le même canal pour le recours.

CESEDA ; art. 45 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993 ; art. R. 312-18 CJA

Contester une obligation de quitter le territoireLe délai dépend entièrement de votre situation au jour de la notification.
  • Notification de l'OQTF

    Le délai court dès la notification, week-ends compris.

  • Quelle est votre situation ce jour-là ?
    libre
    • Tribunal administratif

      Un mois, de date à date.

      1 mois
    assigné à résidence ou détenu
    • Tribunal administratif

      Sept jours, non prorogeables.

      7 jours
    placé en rétention
    • Tribunal administratif

      Quarante-huit heures, d'heure à heure, nuits comprises.

      48 heures
  • Jugement du tribunal administratif1 mois
  • Cour administrative d'appel2 mois
  • Conseil d'État

    Pourvoi en cassation.

CESEDA

Avec ou sans délai de départ volontaireCette mention, portée sur l'OQTF, change tout ce qui peut vous arriver ensuite.
  • Votre OQTF
  • Que porte la décision ?
    AVEC délai de départ
    • Vous organisez votre départ

      En principe dans les trente jours.

    • Pas d'exécution forcée pendant ce délai
    • Une prolongation peut être demandée
    SANS délai de départ
    • L'éloignement peut être exécuté immédiatement
    • Rétention ou assignation à résidence possibles
    • Les motifs du refus se contestent

      Risque de fuite, ordre public : ce sont des motifs qui doivent être établis, pas affirmés.

CESEDA — la mention figure sur la décision notifiée

La rétention administrativeLe schéma le plus répandu sur internet est faux : l'ancien découpage a été abrogé.
  • Placement en rétention par le préfet

    Quatre-vingt-seize heures, et non quarante-huit.

    96 heures
  • Juge des libertés et de la détention

    La contestation du placement se fait dans les quatre-vingt-seize heures ; le juge statue en quarante-huit heures.

  • Première prolongation

    Vingt-six jours, portant la durée à trente jours.

    26 jours
  • Prolongations suivantes

    Par périodes de trente jours, jusqu'à quatre-vingt-dix jours en droit commun. Trois passages devant le juge au total.

  • Régimes dérogatoires

    Jusqu'à cent quatre-vingts jours, exceptionnellement deux cent dix. Depuis la loi du 27 juillet 2026, le cumul maximal est de trois cent soixante jours pour une même mesure d'éloignement, et cinq placements au plus.

  • Appel de l'ordonnance

    Vingt-quatre heures ; le premier président statue en quarante-huit heures.

    24 heures

Articles L. 741-1, L. 742-3, L. 742-4, L. 742-6 et L. 742-7 du CESEDA ; loi n° 2026-667 du 27 juillet 2026

L'arrêté d'expulsionÀ distinguer de l'OQTF : la procédure et les délais ne sont pas les mêmes.
  • Une menace grave à l'ordre public est invoquée
  • La commission d'expulsion

    Vous êtes convoqué et pouvez être assisté d'un avocat. Son avis n'est pas toujours suivi, mais l'audience est un moment décisif.

  • L'arrêté d'expulsion
  • Réagir
    recours au fond
    • Deux mois devant le tribunal administratif

      C'est le délai de droit commun : aucun délai spécial n'est prévu.

      2 mois
    urgence
    • Le référé

      Pour suspendre si l'exécution est imminente.

  • Assignation à résidence ou éloignement
  • L'abrogation peut être demandée plus tard

    L'arrêté n'est pas définitif : sa levée peut être sollicitée.

CESEDA, livre VI — délai de droit commun du recours contentieux

Le parcours d'une demande d'asileDe l'enregistrement à la décision, et ce qu'on peut contester.
  • Enregistrement de la demande

    Au guichet unique. Une attestation de demande d'asile est délivrée.

  • Instruction par l'OFPRA

    Le récit écrit, puis l'entretien personnel. Vous pouvez y être accompagné d'un avocat ou d'une association agréée, et demander un interprète.

  • Décision de l'OFPRA
    protection accordée
    • Statut de réfugié ou protection subsidiaire
    rejet
    • Recours devant la CNDA

      La Cour nationale du droit d'asile rejuge l'affaire au fond. Un mois en procédure normale ; dix jours en procédure accélérée ou en cas d'irrecevabilité. Le délai applicable est écrit sur la décision — vérifiez-le immédiatement.

    • Décision de la CNDA
    • Pourvoi devant le Conseil d'État

      En cassation seulement : il contrôle le droit, pas les faits.

CESEDA — délais de recours indiqués sur la décision notifiée

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Face à l'administration

Contester une décision de l'administrationCe qui est écrit — ou non — au bas de la décision change tout.
  • Notification de la décision
  • La décision indique-t-elle un délai de recours ?
    oui
    • Deux mois pour agir

      Le délai vous est opposable.

      2 mois
    non
    • Un délai raisonnable d'un an

      Le délai de deux mois ne vous est pas opposable, mais un délai raisonnable s'y substitue.

      1 an
  • Écrire d'abord à l'administration ?
    recours gracieux ou hiérarchique
    • L'administration a deux mois pour répondre

      Son refus, même implicite, rouvre un délai de deux mois.

      2 mois
  • Tribunal administratif

    Le recours ne suspend pas la décision : il faut un référé pour l'obtenir.

  • Cour administrative d'appel, puis Conseil d'État

Articles R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative ; Conseil d'État, assemblée, 13 juillet 2016, Czabaj

Télérecours : saisir le juge administratif en ligneDeux applications distinctes selon que vous êtes assisté d'un avocat ou non.
  • Vous voulez attaquer une décision administrative
  • Qui dépose la requête ?
    vous, sans avocat
    • Télérecours citoyens

      Sur telerecours.fr. Vous créez un compte personnel, déposez votre requête 24 h sur 24, recevez les pièces de la partie adverse et suivez l'avancement du dossier en temps réel.

    • Son usage n'est pas obligatoire

      Vous pouvez toujours déposer votre recours par courrier ou à l'accueil de la juridiction. C'est un droit, pas une contrainte.

    votre avocat
    • Télérecours (professionnels)

      L'application réservée aux avocats, aux administrations et aux personnes publiques. Pour elles, l'usage est en principe obligatoire : une requête déposée autrement peut être rejetée.

  • Enregistrement de la requête

    Un accusé d'enregistrement est délivré. C'est lui qui prouve la date de dépôt — conservez-le : c'est la preuve que le délai a été respecté.

  • Échange des mémoires

    Tout passe par la plateforme : mémoires en défense, pièces, mesures d'instruction.

  • Audience et jugement

    La notification de la décision passe aussi par Télérecours, et fait courir le délai d'appel.

Code de justice administrative, art. R. 414-1 et suivants ; telerecours.fr

Sur quoi attaquer une décision administrativeDeux familles de moyens — et il suffit qu'un seul prospère.
  • Contester la légalité
  • Deux familles de moyens
    légalité externe
    • L'incompétence de l'auteur de la décision
    • Le vice de forme

      Défaut de motivation, notamment.

    • Le vice de procédure

      Absence de contradictoire.

    légalité interne
    • La violation de la loi ou du règlement
    • L'erreur de fait ou l'erreur de droit
    • L'erreur manifeste d'appréciation
  • Annulation

    Un seul moyen fondé suffit à faire tomber la décision.

Jurisprudence administrative — moyens d'annulation pour excès de pouvoir

Les trois référés administratifsTrois portes différentes, trois conditions différentes.
  • L'urgence
  • Quel référé
    référé-suspension
    • Urgence, doute sérieux sur la légalité, et recours au fond déjà déposé
    • La décision cesse provisoirement d'agir
    référé-liberté
    • Atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, et urgence particulière
    • Le juge statue en principe sous 48 heures
    mesures utiles
    • Urgence, utilité, absence de contestation sérieuse, et voie subsidiaire
    • Une mesure conservatoire est ordonnée

Art. L. 521-1, L. 521-2 et L. 521-3 du code de justice administrative

Les trois degrés du juge administratifContre l'administration, la chaîne est distincte de celle des tribunaux ordinaires.
  • Décision de l'administration

    Préfecture, mairie, rectorat, hôpital public, employeur public.

  • Recours administratif préalable

    Facultatif en général, mais OBLIGATOIRE dans certaines matières — notamment le refus de naturalisation, où il se forme devant le ministre.

  • Tribunal administratif

    Premier degré. Compétence territoriale selon la décision attaquée — sauf compétences nationales : le tribunal administratif de Nantes juge seul les refus de naturalisation et de visa, pour toute la France.

  • Appel1 mois
  • Cour administrative d'appel

    Pour l'Alsace, c'est celle de Nancy.

  • Pourvoi en cassation

    Devant le Conseil d'État, dans les deux mois. Il contrôle le droit, pas les faits.

    2 mois

Code de justice administrative — art. R. 312-18 pour la compétence de Nantes

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Vie courante

Recouvrer une somme qu'on vous doitUne mise en demeure n'arrête pas le compte à rebours.
  • Vous connaissez les faits

    C'est de ce jour que court la prescription de droit commun.

    5 ans
  • Mise en demeure

    Elle fait courir les intérêts et conditionne certaines actions, mais elle n'interrompt pas la prescription.

  • Quel montant ?
    jusqu'à 5 000 €
    • Tentative amiable obligatoire

      Conciliateur de justice, médiation ou procédure participative. Une mise en demeure ne suffit pas.

    • Tribunal judiciaire

      Sans avocat. Jugement en dernier ressort : pas d'appel.

    de 5 000 à 10 000 €
    • Tribunal judiciaire

      Sans avocat obligatoire. Appel possible.

    au-delà de 10 000 €
    • Tribunal judiciaire

      Avocat obligatoire. Appel possible.

Articles 2224, 2240, 2241 et 2244 du code civil ; articles 750-1 et 761 du code de procédure civile

Quel juge civil, selon l'enjeuLe montant et la nature du litige décident du tribunal — et de la nécessité d'un avocat.
  • Un litige entre particuliers ou avec une entreprise
  • Nature et montant
    petit litige du quotidien
    • Tribunal de proximité

      Voisinage, impayés, consommation. Il dépend du tribunal judiciaire.

    au-delà
    • Tribunal judiciaire

      Compétence de droit commun. L'avocat devient obligatoire au-delà de 10 000 €.

  • Tentative amiable préalable

    Obligatoire pour certains litiges avant de saisir le juge : à défaut, la demande peut être déclarée irrecevable.

  • Appel

    Un mois à compter de la notification du jugement. En dessous de 5 000 €, le jugement est rendu en dernier ressort : il n'y a pas d'appel, seulement un pourvoi.

    1 mois
  • Cour d'appel

    Pour l'Alsace, celle de Colmar.

  • Pourvoi en cassation

    Deux mois. La Cour de cassation ne rejuge pas les faits.

    2 mois

Art. 750-1 et 538 du code de procédure civile ; art. 761 CPC pour la représentation

Le référé civilUne décision rapide et provisoire — qui ne règle pas le fond.
  • Une situation urgente ou un trouble manifeste
  • Sur quel fondement
    urgence
    • La mesure ne peut pas attendre le jugement au fond
    provision
    • L'absence de contestation sérieuse

      Pour obtenir une provision sur la somme due.

    trouble
    • Le dommage imminent ou le trouble manifestement illicite
  • Le juge des référés
  • Une décision provisoire

    Elle ne tranche pas le fond.

  • Exécutoire immédiatement

    Même en cas d'appel.

  • Le procès au fond reste à engager

Art. 834, 835 al. 1 et 835 al. 2 du code de procédure civile

L'aide juridictionnelleL'État peut prendre en charge tout ou partie des honoraires.
  • Votre demande
  • Vos ressources

    Celles du foyer, sur l'année de référence. Votre patrimoine est aussi examiné.

  • Votre situation familiale

    Le plafond augmente avec les personnes à charge.

  • Le bureau d'aide juridictionnelle
  • La décision
    totale
    • Prise en charge totale

      L'État règle les honoraires de l'avocat.

    partielle
    • Prise en charge partielle

      Une part reste à votre charge.

    refus
    • Refus

      Un recours est possible contre la décision.

Loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 — barèmes non reproduits, voir le simulateur officiel

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Permis et route

Contester une contraventionLe délai court depuis l'envoi de l'avis, pas depuis sa réception.
  • Avis de contravention

    La date qui compte est celle figurant sur l'avis.

    45 jours
  • Que faites-vous ?
    je paie
    • Action publique éteinte

      Le paiement vaut reconnaissance et fait perdre les points le cas échéant.

    je conteste
    • Requête en exonération auprès de l'officier du ministère public
    je ne fais rien
    • Amende forfaitaire majorée

      Majorée de plein droit et recouvrée par le Trésor public.

      30 jours
    • Réclamation encore possible

      Trente jours depuis l'envoi de l'avis majoré. D'autres régimes existent : agir sous trente jours est toujours suffisant.

Articles 529-1, 529-2 et 530 du code de procédure pénale

Du retrait de points à l'invalidationCe qui se conteste, et à quel moment — car après, il est trop tard.
  • Infraction constatée

    Avis de contravention, ou interpellation.

  • Que faites-vous de l'avis ?
    vous payez
    • Reconnaissance de l'infraction

      Le paiement vaut reconnaissance : le retrait de points devient définitif et n'est plus contestable.

    vous contestez
    • Requête en exonération

      Dans le délai porté sur l'avis, avec les pièces exigées. Une contestation incomplète est rejetée.

    • Officier du ministère public, puis tribunal de police
  • Retrait de points

    Il n'intervient qu'une fois la réalité de l'infraction établie. La lettre 48SI vous en informe quand le solde devient nul.

  • Solde nul
    invalidation
    • Obligation de restituer le permis

      La décision d'invalidation se conteste devant le juge administratif, dans le délai indiqué sur la notification.

    récupération
    • Stage de sensibilisation ou délai sans infraction

      Les points se reconstituent selon les règles du code de la route.

Code de la route — délais indiqués sur l'avis et sur la notification

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Cour européenne

Le parcours d'une requête à StrasbourgNeuf dossiers sur dix n'atteignent jamais l'examen au fond.
  • Décision interne définitive

    Les voies de recours internes doivent avoir été épuisées.

    4 mois
  • Formulaire complet, posté

    Seul un dossier complet et posté interrompt le délai. Aucun dépôt en ligne n'existe.

  • Le greffe vérifie la forme
    non conforme à l'article 47
    • Dossier clos

      Aucun dossier n'est ouvert, les pièces ne sont pas conservées, et l'affaire n'est jamais soumise à un juge.

    conforme
    • Juge unique

      Écarte les requêtes manifestement irrecevables. Décision définitive et non publiée.

    • Comité de trois juges

      Statue à l'unanimité quand la jurisprudence est bien établie. Définitif, sans renvoi possible.

    • Chambre de sept juges

      Pour les questions nouvelles.

      3 mois
    • Grande Chambre de dix-sept juges

      Par renvoi filtré par un collège de cinq juges, ou par dessaisissement.

Articles 43 de la Convention et 47 du Règlement de la Cour

Le chemin jusqu'à StrasbourgLa Cour ne juge qu'après les juges nationaux — et seulement si vous leur avez posé la question.
  • La décision qui vous fait grief

    Administration, employeur, tribunal : le point de départ de toute la chaîne.

  • Première instance

    Il faut y avoir soulevé, au moins en substance, le grief tiré de la Convention. Un moyen jamais présenté aux juges français ne peut plus l'être à Strasbourg.

  • Appel
  • Cassation ou Conseil d'État

    C'est en principe la décision interne définitive qui fait courir le délai.

  • Les voies internes sont-elles épuisées ?
    oui
    • Requête à la Cour

      Formulaire officiel complet, POSTÉ. Ni télécopie, ni courriel, ni dépôt en ligne : aucun n'interrompt le délai.

      4 mois
    • Examen de la recevabilité

      Juge unique, comité de trois, ou chambre. Plus de 90 % des requêtes examinées sont déclarées irrecevables.

    • Arrêt au fond

      S'il constate une violation, la Cour peut allouer une satisfaction équitable — à condition que la demande ait été chiffrée dans le délai fixé par le greffe.

    non
    • Requête irrecevable

      La condition d'épuisement est d'ordre public : la Cour l'applique d'office.

Art. 34 et 35 de la Convention ; Protocole n° 15 — fiche vérifiée du cabinet, août 2026

Les huit conditions de recevabilitéElles sont cumulatives : une seule qui manque, et la requête n'est pas examinée au fond.
  • Votre requête
  • 1. Épuisement des voies de recours internes
  • 2. Délai de quatre mois
  • 3. Qualité de victime
  • 4. Droit garanti par la Convention
  • 5. Requête non anonyme
  • 6. Affaire non déjà examinée ailleurs
  • 7. Grief qui n'est pas manifestement mal fondé
  • 8. Préjudice important
  • Examen au fond

    La Cour indique que plus de neuf requêtes sur dix qu'elle examine sont écartées.

Art. 34 et 35 de la Convention européenne des droits de l'homme

La mesure provisoire — article 39 du RèglementL'urgence à Strasbourg : trois conditions cumulatives, et des canaux précis.
  • Une menace imminente de dommage irréparable
  • Imminence

    Le risque est actuel, pas hypothétique.

  • Irréparabilité

    Rien ne pourra réparer si la mesure est exécutée.

  • Gravité

    En pratique : vie, torture, traitements inhumains ou dégradants.

  • Recours interne suspensif déjà exercé

    La Cour n'intervient pas à la place du juge national.

  • Comment saisir
    voie normale
    • Plateforme dédiée r39.echr.coe.int

      Pièces en PDF texte. La demande n'est plus modifiable après envoi.

    autres canaux
    • Télécopie ou courrier

      Mention « Article 39 – Urgent » en tête, avec la date, l'heure et la destination du renvoi.

  • Le greffe reçoit ces demandes du lundi au vendredi, de 8 h à 16 h

    Il n'existe aucune permanence de nuit. Une demande reçue moins d'un jour ouvré avant le renvoi peut ne pas être traitée.

Article 39 du Règlement de la Cour, en vigueur depuis le 28 mars 2024

La satisfaction équitable — article 41Le piège : une violation reconnue n'ouvre droit à rien si la demande n'a pas été présentée dans les formes.
  • Constat de violation
  • Le droit interne ne répare qu'imparfaitement

    C'est la condition posée par l'article 41.

  • Les trois chefs de demande
    dommage matériel
    • Lien de causalité direct

      Justificatifs exigés.

    dommage moral
    • Le lien est présumé

      Depuis 2022, le montant peut rester ouvert.

    frais et dépens
    • Réels, nécessaires et raisonnables

      Et seulement pour les griefs qui ont abouti.

  • Demande à présenter dans le délai fixé par le greffe

    Lors de la communication au Gouvernement : elle doit être reprise, chiffrée et ventilée.

  • À défaut, la Cour n'alloue en principe rien

    Même après un constat de violation.

  • Ou le constat de violation vaut lui-même satisfaction équitable

Art. 41 de la Convention ; art. 60 du Règlement de la Cour

Voir les repères de ce domaine

Divorce et famille

Le divorce par consentement mutuelSans juge, mais pas sans règles : le délai de réflexion et le notaire en commandent la validité.
  • Accord complet des époux

    Sur le principe du divorce ET sur toutes ses conséquences : enfants, logement, argent, partage.

  • Chaque époux prend son avocat

    Deux avocats distincts sont exigés. Un avocat commun rendrait la convention nulle.

  • Rédaction de la convention

    Elle règle tout : résidence des enfants, contribution, prestation compensatoire, sort du logement, état liquidatif s'il y a des biens à partager.

  • Envoi du projet à chaque époux

    Par lettre recommandée. C'est cet envoi qui fait courir le délai de réflexion.

    15 jours de réflexion
  • Signature

    Signer avant l'expiration des quinze jours rend la convention NULLE. C'est le piège le plus fréquent.

    délai respecté
    • Signature en présence des deux avocats

      En au moins trois exemplaires : un pour chaque époux, un pour le notaire.

      7 jours
    • Dépôt au rang des minutes d'un notaire

      Le notaire contrôle les mentions obligatoires et le respect du délai de réflexion.

    • Divorce acquis

      La date du divorce est celle du dépôt. La convention a force exécutoire.

    délai non respecté
    • Convention nulle

      Tout est à refaire depuis l'envoi du projet.

Art. 229-1 à 229-4 du code civil — service-public.gouv.fr, fiche F10567

Le divorce devant le jugeLa même procédure, quelle que soit la cause invoquée.
  • Absence d'accord complet

    Divorce accepté, altération définitive du lien conjugal ou faute : la procédure est la même, seule la cause change.

  • Comment le tribunal est saisi

    Un avocat est obligatoire pour chacun des époux. Timbre fiscal de 50 €, sauf aide juridictionnelle.

    désaccord
    • Assignation

      Rédigée par l'avocat du demandeur et signifiée par commissaire de justice. Le défendeur dispose de quinze jours pour prendre un avocat.

      15 jours
    saisine commune
    • Requête conjointe

      Les époux saisissent ensemble le juge, même s'ils divergent sur les conséquences.

  • Audience d'orientation et sur mesures provisoires

    Le juge aux affaires familiales organise la suite et fixe ce qui s'applique pendant la procédure : résidence des enfants, contribution, jouissance du logement.

  • Mise en état

    Échange des pièces et des conclusions, selon le calendrier fixé par le juge.

  • Plaidoiries
  • Jugement de divorce

    Il prononce le divorce et statue sur toutes ses conséquences.

  • Appel

    Un mois à compter de la signification du jugement. Passé ce délai, le divorce devient définitif.

Art. 251 à 253 du code civil — service-public.gouv.fr, fiche F35837

La page divorce du cabinet

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